Noemie Moreau Interview

Interview de Noémie Moreau

Pour cette première interview, c’est Noémie Moreau qui vous dit tout. Au programme, enrichissement personnel, partage de connaissances et beaucoup de rires.

« Cela implique tout de même quelques sacrifices, mais finalement, l’apport personnel et professionnel les vaut largement. »

Alisson Clemenceau : Bonjour Noémie, peux-tu te présenter aux lecteurs, en quelques mots ?

Noémie Moreau : Bonjour je m’appelle Noémie Moreau, je suis directrice qualité et trésorière d’UPSILON, la Junior-Entreprise de l’Université Paul Sabatier, Auditrice Organisationnelle, et Consultante pour le Comité Senior des Junior-Entreprises.

A. : Quand et pourquoi as-tu décidé de tenter ta chance à UPSILON ?

N. : C’était en Septembre 2012, dans un premier temps parce que j’étais en licence professionnelle, et je m’ennuyais clairement ! Je n’avais jamais cours (Rires) ! Au début je cherchais un sport, et puis par hasard je suis tombée sur la page d’UPSILON en cherchant une activité sur la page de l’UPS. Et ça s’avère tout aussi sportif d’ailleurs ! (Rires) Du coup j’ai intégré UPSILON au pôle qualité, en tant que membre actif et ce fût le début d’une belle aventure !

A. : Pourquoi avoir choisi la qualité ?

N. : Par curiosité. En fait, le profil demandé était celui qui me collait le plus à la peau. Beaucoup de rigueur entre autres. Profil que tout le monde connaît à UPSILON quand on parle de moi ! (Rires) Et puis c’est une réussite puisqu’aujourd’hui je veux en faire ma carrière, je ne me suis pas trompée de poste ! Enfin, je crois ! (Rires)

A. : Qu’est ce qu’UPSILON t’a apporté concrètement, professionnellement et personnellement ?

N. : Énormément de choses. Déjà, c’est un apport considérable de connaissances sur l’entreprise, ce qu’on ne nous apporte pas à la fac.
C’est aussi beaucoup de belles rencontres, que ça soit avec les membres actifs, avec les intervenants extérieurs à UPSILON, ou encore certains clients avec qui des contacts se sont spontanément établis, et évidemment avec les membres de la CNJE.
Ça m’a également permis de découvrir le métier que je veux désormais exercer. J’ai découvert l’orientation qui me convenait le mieux et à laquelle je n’avais pas pensé auparavant. Et puis quelque chose de non négligeable, ça me permet de mettre tout en œuvre pour avoir un CV en béton pour ma future insertion professionnelle.

A. : Tu faisais quoi avant de te réorienter en qualité ?

N. : J’étais en génie chimique, les mains dans le cambouis, dans l’industrie. Mais déjà inconsciemment attirée par la qualité puisque j’avais fait deux stages dans mon domaine mais orientés vers la qualité. Et je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout incompatible. Du coup je peux dire que je suis quand même un cursus logique. (Rires)

A. : Tu as été majore au diplôme Junior-Entrepreneur, tu es aujourd’hui Auditrice, Consultante et Formatrice, pourquoi une telle implication ?

N. : Le diplôme, j’ai honte de le dire, c’était d’abord pour ma satisfaction personnelle. (Rires)
C’était un moyen de valider tout ce que j’ai appris en Junior par un diplôme, ce n’est qu’un bout de papier, mais c’est le bout de papier reconnu par les entreprises. C’est rassurant pour les patrons je pense.
Auditrice parce qu’en tant que Directrice qualité, on est beaucoup plus légitime quand on est Auditeur. Je me suis prouvée à moi même et à ceux qui pouvaient en douter que je suis compétente pour faire les audits.
Et puis c’est aussi aller vers les autres Juniors, aider celles qui sont en difficulté, apprendre de celles qui ont plus d’expériences qu’UPSILON puisque certaines J.E. existent depuis 40 ans alors que nous avons 3 ans seulement.
Ça m’apporte à moi au niveau relationnel et ça apporte aux autres Juniors, on dépend énormément du Mouvement en général; s’il se casse la figure, nous aussi.
Pourquoi former les Junior-Entreprises toulousaines, et les traumatiser ? (Rires)
Parce qu’on est peut-être en concurrence avec certaines et c’est normal c’est le marché du travail qui veut ça, mais devenir auditeur, c’est avoir envie de découvrir d’autres façons de penser, d’autres manières de fonctionner. Pour ça j’ai envie d’aller à la rencontre des gens, je suis persuadée et convaincue que les sessions de révisions que j’organise dans le cadre des « UPSILON SESSIONS ON DEMAND » vont permettre la création de liens et d’un élan de partage et de communication inter Junior-Entreprises.

A. : Comment arrives-tu à gérer ta vie personnelle, tes études et ta vie de Junior-Entrepreneur ?

N. : Je pense que c’est d’abord une passion. Quand on s’y met, on ne voit pas les heures défiler, on peut y passer la nuit et le réveil ne sonne pas pour qu’on se lève mais pour qu’on aille en cours et qu’on arrête de travailler pour la Junior ! (Rires)
Le fait d’être passionné fait qu’on ne prend pas ça comme une contrainte. Cela implique tout de même quelques sacrifices, mais finalement, l’apport personnel et professionnel les vaut largement.
J’ai rencontré mon copain dans le cadre du mouvement. (Rires)
Donc je suppose que si ça fonctionne si bien personnellement c’est aussi parce qu’il sait ce que c’est que de travailler en Junior et le vit très bien ! (Rires)

A. : En quoi peux-tu dire que ton expérience dans la Junior te rendra plus compétente pour ton emploi de demain ?

N. : Premièrement si je suis prise en Master qualité l’an prochain, c’est grâce à mon expérience en Junior puisque je n’ai jamais fait de qualité à l’école. Les responsables de la section ont confiance en moi grâce à ce que j’ai mis en place ici.
Ensuite les alternances que j’ai obtenues en qualité pour le moment sont dues à des rencontres que j’ai effectuées au sein du mouvement. Du coup, le réseau que j’ai construit grâce à la Junior m’offre des opportunités qui valorisent mon apprentissage théorique.
De plus, ce que je m’attache à mettre en place en qualité et en trésorerie à UPSILON, sont des actions que je pourrai mettre en place dans toutes entreprises.
Les erreurs que j’ai faites jusqu’ici, sont des erreurs que je ne commettrai plus. Et il est clair, qu’on peut faire des erreurs en Junior, qu’on ne doit pas faire dans le milieu professionnel… Parce que ce n’est pas les Bisounours le monde de l’entreprise ! (Rires)

A. : Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

N. : Ouffff ! (Rires)
Beaucoup de choses. Je fais des déclaratifs en finances, j’ai fait une Newsletter qualité pour l’ensemble des membres actifs.
On a lancé les « UPSILON SESSIONS ON DEMAND », ce qui va nous prendre pas mal de temps, notamment pour créer les jeux de société. Nous avons choisi de former les gens avec amusement, ça conduit à de meilleures performances dans le monde du travail.
On commence à se lancer également dans la préparation des pré-audits de pôle avant l’audit annuel.
Pour le Comité Senior, je prépare un dossier d’idées de développement.
Voilà ça fait parti entre autres des millions de choses que je fais toute la journée ! (Rires)

A. : Où te vois-tu dans 10 ans ?

N. : Tortionnaire d’une équipe en qualité ! (Rires)
J’aimerais être Ingénieure qualité, et m’occuper de tout ce qui est formations, animations et certifications au sein d’une entreprise.

A. : Quelque-chose à rajouter pour encourager les étudiants à nous rejoindre ?

N. : Vous ne verrez pas ma tête là (Rires) mais c’est que du bonheur ! On apprend énormément. Il ne faut pas avoir peur, tout le monde peut trouver sa place au sein d’UPSILON. Quand on arrive, on est tous incompétents finalement, le principal c’est d’avoir beaucoup de motivation.
C’est une expérience fabuleuse et quand on peut le faire, il faut le faire.
Je connais aujourd’hui plein d’étudiants en Université qui décrochent des stages face à des étudiants de prépas et de grandes écoles, et ça grâce à leur expérience en Junior-Entreprise et ça c’est magnifique…

Interview réalisée par Alisson Clemenceau, chargée de communication.

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